Défense des victimes d’accident corporel en région parisienne

Victimes d’accident corporel

Ces dernières décennies, le Droit est devenu d’une telle complexité que les gardiens de la Constitution ont conféré valeur constitutionnelle à l’objectif d’accessibilité et d’intelligibilité de la loi. Cette anarchie législative se vérifie particulièrement en matière de réparation du préjudice corporel, où la spécialisation des avocats est un atout non négligeable pour la défense des intérêts des victimes, voir ici pour plus d’infos. Empilement de textes parfois contradictoires, régimes propres à certaines catégories de dommages, interprétation des tribunaux, le droit du préjudice est un sac de nœud que seul un spécialiste est à même de dénouer.

1. Du dommage au préjudice corporel

Bien qu’elles soient souvent confondues, les notions de dommage et de préjudice sont bien distinctes. La première désigne un fait qui peut être constaté de manière objective. Ainsi, les dommages peuvent être de deux ordres : matériels, lorsqu’ils affectent la substance d’un bien ou/et corporels lorsqu’ils ont trait à une atteinte psychique ou physique d’un individu. Accident de la route, accident du travail, agression, sont autant de situations de fait qui illustrent l’idée du dommage corporel. Le préjudice quant à lui est la conséquence du dommage et relève du droit. Il qualifie un contexte d’atteinte aux droits subjectifs de l’individu et appelle une réparation lorsqu’un tiers est responsable. Cependant, du dommage à la réparation du préjudice, en passant par son évaluation, se dresse le plus souvent un parcours du combattant pour la victime.

2. Pourquoi recourir à un avocat spécialisé ?

De multiples raisons militent en faveur de l’accompagnement par un avocat spécialisé. La première tient à l’état de fragilité de la victime. Un dommage, volontaire ou involontaire, provoque des traumatismes physiques ou psychiques, lesquels placent la victime dans un état de fragilité particulière. Dès lors, entamer des démarches dans ces circonstances peut s’avérer difficile, voire impossible. La deuxième raison tient à la technicité de la matière. L’indemnisation du préjudice corporel obéit à des régimes spécifiques qui sont fonction, notamment, de la nature du dommage. Ainsi, la loi applicable diffère selon que le dommage corporel résulte d’une agression ou d’un accident de la circulation. Par ailleurs, celui-ci nécessite d’être constaté par une expertise médicale, à l’issue de laquelle un taux d’incapacité sera fixé. Toutefois, il n’est pas rare que ce taux soit minoré, en particulier lorsque le médecin expert est mandaté par la compagnie d’assurance. Dans cette perspective, seule une connaissance pointue des pratiques en la matière, dont dispose l’avocat spécialisé, peut combattre une éventuelle impartialité. Enfin, la situation de handicap ou la précarité de la victime peuvent commander une rapide indemnisation du préjudice. L’avocat peut, dans cette optique, obtenir une provision dans le cadre d’une procédure de référé.

3. L’expertise juridique au service des victimes

Si de nombreux avocats proposent des prestations en matière de réparation du préjudice corporel, force est de reconnaître que nombre d’entre eux exercent en tant que “généraliste”. Cela signifie que leur expertise en ce domaine n’a pas fait l’objet d’une certification par le Conseil national des barreaux. Celle-ci s’obtient à l’issue d’une justification d’au moins quatre années dans le domaine envisagé et d’un entretien de validation des compétences par un jury exigeant. Aussi, faire appel à un avocat spécialiste constitue un gage supplémentaire de qualification. Il ne faut pas perdre de vue que toute procédure vise la réparation du préjudice, qu’il soit d’ordre physique ou psychique. Celle-ci prend la forme d’une indemnisation juridiquement évaluée dans laquelle l’avocat à un rôle important à jouer. De son succès dépend donc le bien-être, sinon le mieux-être, de la victime.