La medecine douce

Publié le : 27 février 20173 mins de lecture

la majorité des médecines douces s’inspirent du principe holistique selon lequel l’individu est un tout, sans frontière entre les plans physique, affectif et spirituel. Et la médecine chinoise traditionnelle va même plus loin en considérant que l’homme fait partie d’un tout avec la nature, c’est-à-dire le Ciel et la Terre. On est loin de la vision systémique de la médecine moderne dont les spécialistes se partagent le corps en systèmes et organes. Pourtant, d’un point de vue scientifique, la conception holistique de l’homme est exacte et même comprise depuis les travaux du grand neuroendocrinologue Bruce McEwen (université Rockefeller, New York) sur les effets du stress. En résumé : notre organisme fonctionne grâce à quatre grands systèmes, nerveux, cardiovasculaire, métabolique et immunitaire. Ces systèmes interagissent par l’influx nerveux (dans le système parasympathique) et par de multiples molécules telles que les hormones et les cytokines anti et pro inflammatoires. Au cœur de ce réseau complexe se trouvent les glandes surrénales. Sous l’effet du stress, le cerveau leur fait sécréter du cortisol, équivalent naturel des corticoïdes prescrits dans le cas de maladies inflammatoires.

Principale source de déséquilibre : le stress A petites doses, le cortisol a des effets stimulants sur tout l’organisme, y compris sur la mémoire. Mais, produit en permanence sous l’action d’un stress durable, il fait des ravages à l’origine des grandes maladies chroniques de notre époque. Pour en avoir un aperçu, il suffit de se pencher sur la liste des effets secondaires d’une prise au long cours de corticoïdes : prise de poids, acné, vergetures. Déminéralisation osseuse, destruction des articulations, retard de croissance, glaucome, cataracte, insomnie, boulimie, diabète, hypertension… sans parler de l’insuffisance des surrénales à l’arrêt du traitement. Le stress chronique, qui touche en premier le système nerveux, peut donc faire basculer tout l’équilibre de l’organisme en provoquant une cascade de désordres dans les autres systèmes. Mais le déséquilibre peut venir aussi de n’importe lequel d’entre eux. Il est donc peu concevable de soigner un organe en le dissociant du reste du corps et même de l’environnement puisque notre santé dépend aussi du climat et de la qualité de l’air comme de celle des aliments. Bref, du Ciel et de la Terre !

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