Le contrôle de l’appétit neuronal peut-il être diminué par la malbouffe ?

Publié le : 23 juin 20215 mins de lecture

Notre alimentation n’affecte pas seulement la plénitude de notre corps, mais aussi la performance et la santé de notre cerveau.

Quand la nutrition fait rétrécir l’hippocampe

Dans une petite étude, les chercheurs ont trouvé de nouvelles preuves sur les conséquences d’un excès de fast food.

Un riche buffet ou un repas bien préparé dans l’assiette, souvent la vue d’aliments savoureux nous rappelle à quel point il est bon de les manger. Lorsque nous sommes pleins, l’hippocampe supprime ce souvenir et réduit notre désir de le garder en conséquence. Dans le cas de la malbouffe comme les frites, la pizza ou les hamburgers, cette régulation neuronale de l’appétit ne semble toutefois pas fonctionner correctement. C’est du moins la conclusion à laquelle sont parvenus les chercheurs autour d’une l’université de Sydney dans une étude. Une seule semaine d’un régime alimentaire riche en malbouffe peut altérer le fonctionnement de l’hippocampe.

Cette étude fait partie d’un grand nombre d’études qui prouvent qu’un excès de malbouffe a non seulement un effet défavorable sur la silhouette, mais endommage également le cerveau. Il a notamment été observé que le sucre peut favoriser l’oubli et qu’une alimentation trop malsaine peut accroître l’agressivité, la dépression et le stress, ainsi que provoquer le rétrécissement de certaines zones du cerveau. Une alimentation malsaine affecte l’hippocampe et augmente le désir d’en avoir plus même lorsque vous êtes déjà rassasié.

Moins de maîtrise de soi dans le groupe des fast-foods

Dans leur étude, l’équipe de recherche a inclus 105 jeunes volontaires en bonne santé, qui avaient une alimentation normale, et les a divisés en deux groupes. Un groupe a consommé de la malbouffe pendant huit jours, des aliments contenant beaucoup de sucre et de graisses saturées. Au petit-déjeuner, ils ont mangé des sandwiches grillés et des milk-shakes ou des gaufres belges et plus tard dans la journée, un repas principal d’une chaîne de restauration rapide.

Le premier et le dernier jour de l’expérience, les deux groupes se sont vu proposer différents repas malsains avant et après le petit-déjeuner. Les participants devaient indiquer à quel point ils les désiraient et après les avoir dégustés il fallait évaluer à quel point ils les aimaient.

Ces études ont prouvé que dans le groupe qui avait mangé des gaufres, des hamburgers et autres, la maîtrise de soi était moins prononcée après une semaine que dans le groupe de comparaison. L’appétit des sujets qui ont consommé les repas malsains était beaucoup plus grand, même après avoir mangé suffisamment.

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Les facteurs environnementaux sur l’hippocampe 

Les chercheurs recommandent maintenant que le rôle de l’hippocampe soit étudié plus en détail : d’autres recherches auraient suggéré que cette région du cerveau est sensible aux influences environnementales, telles que l’insomnie, le stress, les toxines environnementales, la dépression et le diabète de type II. Ce sont tous des facteurs particulièrement fréquents dans le monde occidental. Associées à une alimentation malsaine, elles pourraient causer des dommages non seulement aigus, mais aussi à long terme et de plus en plus importants à l’hippocampe.

Pour le bien du cerveau, vous ne voulez pas seulement vous passer de la malbouffe, mais plutôt favoriser la concentration et la mémoire par le biais de l’alimentation. Il existe déjà plusieurs recommandations sur ce sujet. Par exemple, les glucides complexes à longue chaîne tels que ceux contenus dans les produits complets aident à satisfaire de manière uniforme les besoins énergétiques du cerveau et à améliorer la concentration. Les acides gras oméga-3 des poissons gras, des noix, de l’huile de colza et de noix auraient un effet bénéfique sur les cellules nerveuses et leur interaction. Les protéines des poissons, des fruits de mer, des produits laitiers maigres, des légumineuses et des céréales complètes sont également considérées comme bénéfiques.

 

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