Voitures sans conducteur : cinq conséquences moins évidentes

Il est intéressant de voir comment le ton des discussions a changé depuis que le sujet des voitures sans conducteur a attiré l’attention des médias. Alors que l’année dernière, les débats portaient encore sur le moment exact où ce grand avenir serait déjà pour vous (si tant est qu’il le soit). Cette année, les médias parlent surtout des conséquences de cette évolution. Il semble que tôt ou tard vous devrez dire au revoir au bon vieux volant. C’est pourquoi il est temps de réfléchir aux choses que vous devriez laisser derrière vous dans ce nouveau monde courageux, à part la joie de conduire, le luxe de mourir dans un accident de voiture et la bonne excuse pour les soirées entre collègues.

1. Roadster à deux places

Si une voiture est conduite par un robot, le passager doit d’une manière ou d’une autre se divertir. Si l’on considère les appareils électroniques modernes, qui sont disponibles de diverses manières, ce n’est pas un problème pour le passager moyen. Cependant, il y a un autre problème : si vous ne conduisez pas vous-même, le risque de tomber malade en voiture augmente. Selon une étude, six à dix pour cent des adultes américains dans des voitures sans conducteur sont constamment affectés par la nausée et le mal des transports. La lecture, le visionnage de vidéos et d’autres activités similaires dans la voiture renforcent l’effet. Par contre, regarder la route ou dormir ont l’effet inverse. C’est pourquoi tout le monde ne pourra pas passer du temps dans une voiture sans conducteur avec les réseaux sociaux ou la télévision. Il serait tout aussi difficile de fixer la route pendant que le robot dirige, stable et calme. La seule option sensée est de dormir, mais les voitures modernes ne sont pas exactement équipées pour cela. Par conséquent, il serait préférable de changer l’intérieur de la voiture ou de traiter les nausées.

2. La précipitation avec la précipitation

Les voitures sans conducteur rouleront plus lentement que les voitures normales, donc des voies spéciales seront probablement introduites sur les autoroutes pour tenir compte de cela. Il y a deux raisons pour les excès de vitesse et les infractions au code de la route : L’une est la manque générale de discipline et l’habitude de conduire à la dernière minute pour se rendre à des réunions importantes, et l’autre est que vous voulez rattraper le temps perdu dans une conduite improductive (Il y a des gens qui aiment vraiment conduire et qui l’utilisent pour réduire leur stress, mais ce sont plutôt des exceptions). La conduite entièrement automatisée devrait éliminer ces deux raisons. Est-ce vraiment important de savoir où vous travaillez avec votre ordinateur portable au bureau ou sur la route (à condition que vous ne soyez pas malade) ? Cependant, un humain pressé et un robot mélancolique ne vont pas sur la même voie, sinon vous êtes confrontés à une forte probabilité de crises cardiaques ou d’attaques par des ennemis de la technologie. Cela signifie que vous ne pouvez pas vous passer de voies spéciales “au ralenti” pour les voitures sans conducteur. Le temps viendra où vous devrez littéralement chercher des routes où vous pourrez profiter du bon vieux processus de conduite.

3. Le défi de la transition

Des conducteurs robots disciplinés aux réactions d’une rapidité inhumaine, qui ne peuvent pas être distraits par des femmes en jupes courtes ou des SMS entrants, semblent apporter une contribution importante à la sécurité routière. Toutefois, une autre étude remet en question cette affirmation. C’est principalement dû au fait que la phase de transition durera inévitablement des décennies. Il faut beaucoup de temps pour remplacer les voitures. Même aux États-Unis, les voitures ont en moyenne 11,4 ans. En outre, il y a probablement toujours des gens qui n’utiliseraient pas une voiture sans conducteur par principe. Les chercheurs supposent que l’interaction robot-homme sur la route entraînerait une diminution de la sécurité routière à court terme, du moins pour ce dernier groupe de conducteurs. Un conducteur moyen compte dans la plupart des cas sur sa capacité à prédire avec succès les actions des autres conducteurs. Les statistiques sur les accidents de voiture montrent que les accidents dans lesquels les deux conducteurs sont des hommes sont moins fréquents que ceux dans lesquels les deux conducteurs sont des femmes.Cela peut s’expliquer par la  capacité prédictive du comportement des deux conducteurs masculins. Cependant, le pouvoir prédictif des actions d’un robot ne peut pas encore être fourni par les humains, même si les deux conduisent dans des voies différentes.

4. Résistance des chauffeurs de taxi

De nombreuses personnes dans les grandes villes utilisent des options de covoiturage moins chères au lieu de posséder une voiture elles-mêmes, dont l’entretien est de plus en plus coûteux. À un moment donné, les taxis automatisés seront moins chers que les taxis traditionnels, car vous n’aurez pas à verser de salaire au robot. De plus, le principe de “deux voitures par famille”, assez typique des ménages américains, deviendra probablement trop cher : le véhicule automatisé pourrait emmener plusieurs personnes vers des destinations différentes. Et lorsque vous vous débarrasserez enfin du plaisir de conduire, la voiture perdra ce “glamour” que la culture pop lui a si longtemps donné. Pourquoi polir le capot ou acheter une voiture plus à la mode alors qu’il s’agit d’un moyen de transport normal, comme un tram, un bus ou un taxi ? En bref, cette tendance entraînera une réduction de la production et de la vente de véhicules, une renaissance du covoiturage et de nombreux chauffeurs de taxi au chômage ou en grève.

5. Pour se garer

Pour contrer ce sombre tableau, il faut examiner les avantages que peuvent apporter les voitures sans conducteur. Les déficiences de l’organisme humain vous obligent à garder une distance de sécurité lorsque vous roulez vite. Les robots n’ont pas à s’inquiéter de cela, donc l’éventail des routes va augmenter. Parking deviendrait également très facile. Les voitures pourraient être garées plus près les unes des autres et les passagers pourraient descendre à l’avance dans un endroit plus approprié. En outre, les parkings peuvent être plus hauts que 20 étages, car un robot peut se moquer de devoir monter aussi haut. Et il ne serait plus nécessaire de se garer dans le centre-ville. La voiture permettrait simplement aux passagers de sortir et de se rendre sur une place de parking plus pratique. Et enfin, les voitures sans conducteur n’auraient plus à faire la queue devant les stations de lavage ou d’essence. Le robot choisirait le meilleur moment pour s’y rendre la nuit, que ce soit pour faire le plein d’essence ou d’hydrogène, ou pour recharger la batterie.